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Question aux militants
parler, construire, vivre son Pays
Robert Bertrand, 2002/10/17
Merci de nous permettre de partager cette "conversion" vers la création de "notre" Pays grâce à une conférence de Raymond Barbeau.Nous étions à cette époque de 57-58 vers la fin du règne de Duplessis. On vivait les scandales du QNG (Quebec Natural Gaz) ou Gaz Naturel du Québec. (Des délits d'initiés que Le Devoir avait mis en évidence au grand dam de Duplessis) C'était la période où l'anglais dominait au Québec. Tout était sous le contrôle de nos compatriotes qui détenaient la clef de pratiquement toutes les entreprises d'une certaine valeur. Les Québécois francophones se faisaient engagés selon la volonté des patrons qui n'étaient pas francophones dans la plupart des cas. Pour tout dire, les francophones n'étaient pas bienvenues. Les parlant anglais détenaient tous les postes de commande.
Raymond Barbeau est venu à Québec, à la Porte St-Jean, donné une conférence sur le thème de l'Indépendance du Québec. Nous étions deux ou trois personnes de Québec qui se sont présentées à la conférence. 5 provenaient de Montréal avec M. Raymond Barbeau. Il a parlé comme s'il parlait devant 1000 personnes.
C'était pour moi, une façon de créer un mouvement de fierté pour notre Peuple qui devait se prendre en mains, se sortir du carcan que ce sont les autres qui doivent nous mener et nous diriger. Nous pouvions nous diriger par nous-mêmes pour notre propre profit. Il fallait arrêter d'être en quelque sorte des porteurs d'eau.
Nous étions six millions et il fallait se parler comme disait certaines publicités qui ont pris place par la suite. Le Québec avait une place et il fallait l'assumer. Arrêter de s'en faire imposer. Prendre notre place, toute notre place.
Si on allait à Montréal, dans pratiquement tous les restaurants, dans pratiquement tous les magasins, on se faisait adresser la parole en anglais d'abord. C'est la période où l'on payait de sa personne pour se présenter, s'afficher et être francophone. Allaient-ils se soumettre facilement à la volonté des francophones ? Le "Maître chez nous !" slogan utilisé par Jean Lesage pour se faire élire prenait toute son importance. C'était une certaine porte d'entrée pour se faire accepter tel que nous étions : francophones au Pays du Québec.
L'Expo 67 a été la découverte du monde par l'ensemble de notre propre population. On est allé des dizaines de fois sur le site de l'Expo 67. C'était beau, c'était propre, c'était la présentation de ce qui se pouvait faire de plus novateur, c'était français surtout parce que nous étions là, nous tous, Québécois, sur les lieux d'abord. 50 millions de visiteurs en six mois. Beaucoup de visiteurs sont venus de tous les Pays du monde. C'était surtout les Québécois qui venaient et revenaient sur le site de l'Expo 67. C'était le monde dans leur propre cour. C'était le monde chez eux.
Toutes les autres langues étaient bienvenues parce que on a su nous respecter dans notre propre langue d'abord. On s'affichait pour ce que nous étions : francophones en Amérique du Nord avec notre parler Québécois, avec notre langue Québécoise, avec une production réussie qui était également québécoise.
On prenait le beau métro de Montréal, tout neuf, tout propre. Les autoroutes toutes neuves, toutes nouvelles. On était bien chez nous et on était fier de ce que nous étions.
On était fier de recevoir le monde entier, chez nous parce qu'ils reconnaissaient qu'ils étaient chez nous, à Montréal, au Pays du Québec francophone.
L'arrogance d'un Jean Lesage qui aurait bien souhaité resté à la tête du Québec a fait place à la bonhomie de Daniel Johnson, père qui a reçu Charles de Gaulle.
Invité à Paris par De Gaulle, il devait s'y rendre. Le hasard, (était-ce orchestré ?) a fait qu'il est décédé avant de se rendre à Paris. Une malencontreuse crise cardiaque. Dans les moments les plus cruciaux de notre Histoire, des hommes, des hommes politiques du Québec disparaissent. Comme ça ! Quand le hasard ou la "main de Dieu" intervient.
On a vécu des années dynamiques. Des emplois ont été créés pour la construction du métro, des autoroutes, des hôpitaux, des écoles primaires, secondaires, polyvalentes, cégeps, universités, expo 67, et l'excitation de tout ce qui était réussi, de tout ce qui était beau. C'était tout du neuf, du nouveau !
Ça ne pouvait pas continuer comme ça ! On s'est donné des structures de toutes sortes et les emplois ont diminués après 67. Vint Bourassa. Il a voulu continué le mouvement et parlait de création de 100,000 emplois pour réaliser les barrages de la Baie James. On y allait encore avec des déficits de plus en plus grand. 70, la crise d'octobre. Certains voulaient aller plus vite.
Au départ, la population était plus ou moins d'accord avec les revendications exprimées. Il a fallu une mort d'homme pour arrêté le mouvement populaire qui était déclenché.
C'est une crise de confiance en notre monde. Des tricheries, des doubles langages, il y en a eu à profusions. Qui croire ? Pourquoi ?
René Lévesque a su faire consensus. La confiance est revenue. Il s'est fait élire. L'idéal : la création d'un Pays ! Le Pays du Québec ! On est en 76. Il avait promis un référendum dès son premier mandat. Il voulait tenir sa promesse en dépit du fait que la population ne se sentait pas prête à franchir l'étape. On tergiversait sur la façon de poser la question. On n'y allait pas à 100 %. On offrait une demi-mesure.
Nos adversaires en ont profité. Ils parlaient d'un NON qui voulait dire un OUI pour des changements. L'ère des tromperies canadiennes avait sonnée. On a tout fait le contraire de ce qui était souhaité.
Le Pays du Québec est en attente d'être réalisé pleinement. Des projets et des réalisations nouvelles sont intrinsèquement liés à une telle démarche. Il faut les voir et les comprendre et les expliquer. C'est notre étape actuelle. C'est cette compréhension qu'il faut mettre de l'avant, la faire valoir, l'articuler. Ce sont des emplois pour nos jeunes et pour les nouvelles générations qui vont vivre avec le monde, ici au Québec, d'abord et dans le monde subséquemment.
Notre place, toute notre place, dans le monde ne dépend que de notre volonté collective.
Le Québec a besoin de franchir l'étape de son affirmation collective : souverainement Maître de son destin. "Maître chez nous !" pour être présent dans le monde d'aujourd'hui !
Prendre le contrôle de nos sommes d'argent qui sont dans les mains de d'autres ! Ils en profitent à notre détriment ! C'est un des moyens pour faire comprendre qu'on a les capacités d'être un Pays pour le monde d'aujourd'hui.
Robert Bertrand.
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/LES-MILLIARDS-DE-DOLLARS.html----- Original Message -----
From: "atanos2000" <lapointejean@videotron.ca>
To: <avant-garde_quebec@groupesyahoo.ca>
Sent: Thursday, October 17, 2002 10:04 AM
Subject: Re : [A-g.Qc] Question aux militants/parler,construire,vivre son Pays--- Dans avant-garde_quebec@g..., "Robert Bertrand" a écrit : Cela prend beaucoup d'énergies de création. Il faut une pensée intense, profonde, je dirais. Il faut qu'au départ quelqu'un accouche d'un projet, qu'il y travaille, qu'il y mette tout son coeur et son âme. Ce projet, les D'Allemagne et Ferretti, les Chaput, les Barbeau, les Bourgault, les Lévesque et possiblement d'autres y ont apporté leur grain de sel.
(LAPOINTE)
Si je suis devenu souverainiste, ou plutôt indépendantiste, comme on disait à l'époque, c'est justement grâce à quelqu'un qui «avait accouché d'un projet et qui y a travaillé ». C'était Raymond Barbeau de l'Alliance laurentienne.
Cela s' est passé quelque part en 1957 ou 1958. J'étais étudiant en psychologie à l'époque à l'Université de Montréal. Un midi, alors que je m'en allais manger au centre social de l'université, j'ai vu ( de la mezzanine pour ceux qui connaissent l'endroit) quelques individus qui parlaient de l' indépendance du Québec. Devant eux, il y avait très peu de monde si mes souvenirs sont bons. Je les ai écoutés d'abord distraitement puis avec de plus en plus d'intérêt.
Je pense pouvoir dire aujourd'hui que c'est à ce moment-là que je suis devenu indépendantiste. On dirait que cela s'est passé chez moi un peu de la même façon que chez Pierre Bourgault. Subitement, comme une conversion.
Je ne savais pas alors que c'était probablement Raymond Barbeau qui parlait. Mais ce ne pouvait être que lui parce que le Rassemblement pour l'Indépendance nationale ( le RIN ) n'existait pas encore.
Mais si j'ai accroché si vite à l'idée c'est parce que j'étais sans doute prêt à l'accueillir cette idée.
Je ne pourrais pas dire exactement pourquoi mais je suis porté à penser que c'est beaucoup grâce à mon professeur d'Histoire du Canada au Collège, alors que j'étais en classe de Belles-Lettres.
Je ne me souviens pas de l'avoir entendu parler d'indépendance le bon Père ( Hotte qu'il s'appelait) mais je me souviens très bien qu'il s'était drôlement démené pour nous sensibiliser à notre histoire nationale.
Et il ne l' a jamais su ( c'est le sort qui est réservé à la plupart des enseignants) mais il a réussi à me donner la piqûre. C'est sûrement à cette époque que j'ai pris goût à l'histoire au point où j'ai étudié l'histoire du Moyen-Âge pendant une année scolaire complète avant de me diriger vers la psychologie, C'était à l'Institut d'Études médiévales de l'Université de Montréal. A ce moment-là nous étions encore très près du Moyen-Âge au Québec.
Parmi les autres souvenirs que j'ai de cette époque, il y en a un qui m'est encore très présent. C'est la campagne qu'ont menée un certain nombre d'employés de Radio-Canada en faveur du français dans les fameux restaurants Murray' s.
La Maison de Radio-Canada était à l'époque située boulevard Dorchester (aujourd'hui boulevard Lévesque ) dans l'ouest de la ville ( près de la rue Guy), dans un quartier donc très anglophone. Les Canadiens français qui y travaillaient allaient souvent manger dans l'un des restaurants de la chaîne des restaurants Murray's située rue Ste-Catherine ouest ( à ma connaissance il n'en reste qu'un restaurant Murray aujourd' hui et il est situé dans l'arrondissement anglophone de Westmount).
Or, chez Murray les menus étaient exclusivement en anglais . Et pour cette raison, quelques employés de Radio-Canada ont entrepris une campagne de boycottage des restaurants Murray's.
Je connaissais bien les restaurants Murray's. J' y allais souvent au cours des années 50. Ce qui s'est passé alors m'a fait beaucoup réfléchir. Comment pouvait-il être possible de ne pas être servis dans notre propre langue dans beaucoup d'endroits alors que nous étions chez nous depuis longtemps ? C'est sans doute la question que je me suis alors posée.
Quoi qu'il en soit, je pense pouvoir dire que l'idée de l'indépendance du Québec ne m'a pas quitté depuis ce temps-là jusqu'en 1980, même si ce sont surtout ma vie personnelle et ma vie professionnelle qui m'ont surtout occupé.
Après l'échec du référendum de 1980, je me suis mis à douter. J'étais beaucoup moins sûr que c'était là quelque chose de souhaitable. Ce n'est qu'un 1995 que je suis redevenu un souverainiste convaincu.
Et en terminant, j' ajouterai qu'en ce qui me concerne la Revue Parti-Pris a eu beaucoup d'importance. Je me souviens en particulier des articles de Pierre Maheu, décédé depuis longtemps. C'est beaucoup lui qui m' a appris qui j'étais.
Qui s'en souvient ?
Lapointe
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Parler,construire,vivre son Pays
par Robert Bertrand
2002/10/16Cela prend beaucoup d'énergies de création. Il faut une pensée intense, profonde, je dirais. Il faut qu'au départ quelqu'un accouche d'un projet, qu'il y travaille, qu'il y mette tout son coeur et son âme. Ce projet, les D'Allemagne et Ferretti, les Chaput, les Barbeau, les Bourgault, les Lévesque et possiblement d'autres y ont apporté leur grain de sel.
Ces idées se sont développées dans une arène qui était plus ou moins fermée à l'époque du début, pour le moins : avant 1960, on n'avait que la radio, quelques chaînes : "un homme et son péché" qui était écouté religieusement. On écoutait également les joutes de hockey radiodiffusées.
Avec 1960, c'est le débordement de partout : la télévision qui fait partie de la famille. On découvre le monde. On voit les visages. Ce qui était projet pouvait devenir réalité : les gouvernements sont changés. On emprunte au milliard de dollars, et plusieurs milliards pour construire hôpitaux, écoles, polyvalentes, cégeps, universités, ponts, autoroutes, nationalisation de l'électricité, expo 67, les olympiques 1976.
On a vécu une période de 1960 à 1976 où tout ou presque était permis. On pouvait emprunté sans fins croyait-on !
1976, l'élection du Parti Québécois, la Loi 101, on se prenait, finalement, en mains. Société Générale de Financement, la Société de Dépôts et Placements. Même économiquement on s'organisait pour s'assurer une place, notre place.
Toute la place, avant, était de la responsabilité et du savoir-faire américain et canadien. Les Québécois entrouvraient une porte.
Les Banques sous le contrôle Fédéral voyaient à investir en dehors du Québec avec les sommes d'argent provenant des Banques à Charte du Québec. Il fallait contrecarrer, sans le dire officiellement, ce que le Québec prenait petit à petit, chez eux.
J'en reviens au début : Avec les acquis qui sont là, maintenant tels une qualité de vie qui n'est pas à mépriser, une place qui n'est pas celle que l'on souhaite mais qui est là, également, il faut donc trouver des créateurs nouveaux, avec des thèmes nouveaux pour répondre aux besoins actuels du développement du Québec et des Québécois.
Je pourrais voir à critiquer ce qui se fait. Je laisse volontairement de côté cet aspect.
Essentiellement, ce que l'on veut, pour nous, c'est un Pays : le Pays du Québec, pour se protéger et pour parler au monde, comme bon nous semble, avec nos propres voix, sans devoir demander la permission au grand-frère qui se croit surpuissant.
Faut donc avoir un amour du Pays, il faut donc parler du Pays, faire valoir le Pays, prendre la place de Pays du Québec dans le monde.
Ce n'est pas rêver. C'est parler d'une réalité. C'est vouloir en parler, c'est vouloir le faire, c'est vouloir prendre notre place. Se donner un Pays, c'est se donner toutes les ambassades de chacun des Pays chez nous, c'est se confronter à toutes les problématiques du monde, c'est devoir s'instruire davantage, travailler davantage, c'est de devoir créer des liens avec tous les autres Pays du monde et toutes les langues du monde.
C'est un défi pour nos jeunes qui sont dans les universités, dans nos collèges, dans toutes nos écoles : il faut s'instruire pour relever les défis qui sont là qui nous attendent. Il faut le vouloir.
Le vouloir, c'est notre volonté démocratique qui va le confirmer.
Plus on va en parler du Pays et de notre place dans le monde, plus on le "fécondera" il me semble !
Si tous nos sites souverainistes, indépendantistes et leurs responsables se donnaient comme mission de parler surtout du Pays du Québec, déjà sur la toile, on prendrait une place de plus en plus grande. On argumenterait sur cette nouvelle réalité qui est à notre portée, qui est à nos portes.
Vouloir en parler, vouloir l'écrire, vouloir porter le Pays, c'est notre responsabilité à chacun et chacune.
"Pas demander ce que le Pays peut faire pour vous... mais ce que vous pouvez faire pour le Pays" c'est déjà du connu. Il faut le matérialiser. Il faut le voir, il faut l'entendre. Il faut le proclamer. Il faut le vivre.
Si on ne le fait pas... ce n'est pas les autres qui vont le faire pour nous.
Chacun, à notre façon, il faut parler du Pays qui est le nôtre, parce que c'est lui, "notre" Pays.
Robert Bertrand
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/approprierlepays.htm
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/vivresonpays.htmEnsemble pour construire un Pays
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/lettre-A-Lepage.htm----- Original Message -----
From: "delferrierre" <jose.fontaine@skynet.be>
To: <avant-garde_quebec@groupesyahoo.ca>
Sent: Wednesday, October 16, 2002 12:47 PM
Subject: [A-g.Qc] Question importante aux militantsLisant ce que dit Jean Lapointe des années héroïques qui me touchent même si je ne les ai pas vécues au Québec (René Lévesque, Pierre Bourgault, André d'Allemagne), je me mets à réfléchir sur le fait que tout n'est pas à attendre des professionnels de la politique. Et que même qu'avec eux seuls rien ne se ferait (je durcis la thèse). Car si l'on considère les partis politiques au Québec, ce n'est pas d'eux-mêmes qu'est venue la volonté d'aller à la souveraineté, mais de l'extérieur du monde politique.
Évidemment, si l'on songe à d'autres forces organisées comme les syndicats, le patronat, les églises éventuellement (et d'autres institutions), là, ce sont des forces organisées et l'analyse de leur action est relativement aisée à faire.
Mais des militants proprement dits? De ce Forum, de VIGILE, des mouvements, de certains individus, des artistes, des revues? Et de bien d'autres choses? Bref de ce qui est à l'extérieur du système? On pourrait y ajouter les intellectuels...
Comment répondriez-vous à cette question pour le Québec? C'est important pour nous évidemment car ce que nous faisons ici, ce n'est "que" du militantisme.
Voilà ma question.
José Fontaine
==================Les surplus non plus de 6 milliards/ histoire
par Robert BertrandJe pense que c'est sous Duplessis. Il a créé l'impôt provincial. Il y avait l'impôt sur les particuliers et l'impôt sur les entreprises.
Le Québec a décidé d'augmenter sa part provenant des entreprises. Les entreprises, à l'époque, étaient surtout contrôlés par des financiers américains ou du Canada. En touchant à l'impôt des entreprises, augmentant la part que le Québec avait besoin pour satisfaire à ses besoins, il créait un double impôt : le Fédéral qui ne voulait pas bouger et le Québec qui imposait.
Pendant quelques mois les entreprises devaient payer doublement des impôts. Qui a dû reculer ? C'est le Fédéral.
Les situations ne sont plus les mêmes.
Si, à l'unanimité de l'Assemblée Nationale, on devait décider de garder les fruits de la TPS, on avancerait un peu.
Il y a le fameux facteur des sommes d'argent contrôlées par les Banques à charte du Canada dont on a aucun contrôle. Il faudrait que le Québec se donne un moyen pour ouvrir ce débat à la face du public.
Par le biais de la TPS que le Québec pourrait garder, on pourrait exiger, en retour d'un dialogue fructueux, que les lois obligent les financiers de Toronto de devoir investir au pro-rata de la provenance des sommes d'argent investies dans les Banques à Charte.
Toutes les Provinces deviendraient bénéficiaires. Actuellement, il faut savoir que c'est surtout l'Ontario qui bénéficie de tous les avoirs ou presque.
Bref : Il faut agir sur la TPS pour pouvoir avoir une réaction dans un changement de comportement des placements au pro-rata de la provenance des sommes d'argent des banques. Les lois sont faites par le Fédéral, dans ce cas des Banques. Le Fédéral devra réagir.
C'est une question de justice, de respect de nos avoirs collectifs et individuels.
Robert Bertrand
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/LES-MILLIARDS-DE-DOLLARS.html----- Original Message -----
From: "mtmiller" <mtmiller@topinet.com>
To: <avant-garde_quebec@groupesyahoo.ca>
Sent: Wednesday, October 16, 2002 3:50 PM
Subject: RE: [A-g.Qc] Les surplus non plus de 6, mais de 8,2...> Je ne demanderais pas de baisse d'impôts du fédéral, je demanderais que le gouvernement du PQ conserve tous les impôts qu’il collecte de la TPS. Cessons de tergiverser et de jouer le jeu du fédéralisme ! Y a-t-il oui ou non étranglement fiscal ? Oui ! Le fédéral le nie ! Ce n'est pas parce qu'il nie que cela est faux : il niera de toute façon à peu près tout ce qui vient du provincial. Soyons audacieux, soyons courageux : retenons notre dû ! La belle crise que cela provoquerait serait vraiment pédagogique pour la souveraineté.
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> Marie-Thérèse Miller
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