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[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Réunion de la Wallonie à la France
Commentaires de :
José Fontaine
vendredi 9 mai, 2003 13:06Paul-Henry Gendebien publiant dans “le Monde” un article favorable à la réunion de la Wallonie à la France, je me permets de dire ici quelles sont mes objections à son raisonnement.
Je cite P-H Gendebien et le commente :La Belgique se dirige-t-elle vers une "dislocation de velours" qui pourrait la rayer de la carte des États européens, provoquant du même coup un rattachement de la Wallonie à la France ?Du même coup donc il n’y a rien à faire, cela se fera peu importe ce que l‘on envisage en WallonieL'État belge ne fut jamais qu'une création diplomatique des puissances européennes, et ses populations, arbitrairement assemblées en 1830, ne parvinrent pas à former une véritable nation. Les instrumentalisations successives de l'Etat, d'abord par une bourgeoisie francophone, ensuite par un mouvement flamand combatif et de plus en plus nationaliste, ont fait avorter toutes les tentatives de surmonter la dualité originelle.La Wallonie n’a donc rien été dans cet État ? Rien, vraiment rien ?Le conflit de nationalités oppose deux sociétés de plus en plus distinctes.Comment arrivons-nous à former « une société distincte » ? Simplement parce que la Flandre se détache de nous : c’est ce que le texte laisse entendre…De surcroît, la recherche permanente d'un équilibre improbable entre Flandre et Wallonie a buté contre un obstacle majeur : le contrôle de Bruxelles.N’est-ce pas accorder trop d’importance à Bruxelles ? Il faut quand même dire que ce n’est pas cela qui empêche l’équilibre. Et en outre, Bruxelles s'est imposée comme Région autonome grâce aux Wallons et aux Bruxellois francophones.L'instauration d'un fédéralisme (….)se conclura par un échec historique au même titre que les fédéralismes tchécoslovaque et yougoslave.Parfois le RWF dit que le fédéralisme est déjà un échec. Mais enfin qu’est-ce qui permet de le dire qu’il en est un ou en sera un ? Il existe depuis dix ans (de manière significative), a été créé (du côté wallon), pour redresser la Wallonie après plusieurs catastrophes économiques que d’autres pays ont subies. Pourquoi mais pourquoi cela sera-t-il un échec ?Très faible en Wallonie, l'extrême droite ne cesse de prospérer en Flandre (…) Il n'y aura bientôt plus place sur un même territoire pour deux Etats concurrents, l'ancienne Belgique et la nouvelle Flandre, qui se voit déjà comme une nation avec la capacité et l'ambition de se transformer en État.Je me demande pourquoi la Wallonie n’a pas cette capacité que possède la Flandre. Dans cette ligne politique, les Wallons vivront leur réunion à la France comme un échec : les Flamands eux, auront réussi à avoir ce que nous n’aurons pas eu le cran de vouloir. Et pourquoi faut-il absolument prédire que nous ne sommes pas capables d'avoir ce que les Flamands obtiendront.Les francophones, même s'ils atteignaient un jour le seuil critique économique pour constituer autre chose qu'un Etat-confetti, n'auraient pas pour autant la volonté d'ériger une construction politique souveraine, un État digne de ce nom.Voilà ce qui doit nous faire "rêver"?
Je trouve cela vraiment triste : qu’est-ce qu’un territoire, une population et un Gouvernement (contrôlé par le Parlement de Namur), sinon un État ? Et il y a un État wallon…Encore hésitante, l'opinion publique commence à se résigner à une disparition de l'État. Les plus avertis ont déjà compris que la Wallonie, devant l'insoutenable augmentation des tensions nationales, devra se résoudre à négocier une succession d'État. Estimant que la Wallonie ne pourra pas rester "belge toute seule", les mouvements wallons se prononcent ouvertement pour le rattachement - plus exactement la réunion - des provinces francophones (Bruxelles compris) à la République française.Non seulement ce caractère étatique est nié, mais finalement toute volonté future d’en avoir un… Au moment où les régions de France rentrent certes timidement dans un système à 20% fédéral qui suppose quelque chose comme un État quand même, certes à mille lieues de ce que les Wallons ont quand même construit.
Ce que l’on retiendra de ce texte, ce seront les mots « se résigner » et « se résoudre ».Les réunionnistes disposent dorénavant de porte-parole quasi officiels au sein même des partis de pouvoir et, surtout, ils se sont eux-mêmes constitués en parti : le Rassemblement Wallonie-France. La "solution française" proposée par le RWF permettrait d'éviter une balkanisation périlleuse des anciens territoires belges, d'empêcher la prolifération de nouveaux États faibles nuisibles à la construction européenne, d'accroître le poids démographique, économique, culturel, politique de la France, de garantir sa présence à Bruxelles.De toute façon, même si la Wallonie existait, ce serait nuisible…Lentement mais sûrement se rapproche le moment où les Wallons en appelleront au gouvernement de la France au nom de la liberté, de la solidarité et de la fraternité.Faire appel à d’autres pour exister et cela « au nom de la liberté », il y a là un paradoxe que je n’accepte pas à la fois comme républicain, comme patriote wallon et au nom d’une certaine logique.José FontaineCe qui me heurte dans cette conception, c’est qu’elle réduit à néant un siècle de volonté wallonne d’autonomie, de construction de ce que nous sommes. Je voudrais que les réunionnistes le voient : il y a d’ailleurs quelque chose qui n’est jamais évoqué, comme cela ne l’est jamais dans nos histoires et médias « officiels », ce sont les révoltes de la Wallonie qui ont tout aussi fait pour en être où nous sommes que la poussée flamande. Et d’ailleurs les révoltes wallonnes expliquent aussi les poussées flamandes.
Comme Wallon, je le dis nettement, je me sens nié par cette manière de penser, dépossédé de mon histoire, de mon identité, de ma culture, de mon pays.
==============[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Re: Réunion de la Wallonie à la France
Robert Bertrand
vendredi 9 mai, 2003 15:34Bonjour José,
Voilà qu'on parle en grand de la Wallonie.
Ici, au départ, on dirait : "Parlez-en en bien ou parlez-en en mal mais parlez-en !"
Est-ce qu'une telle intervention dans le journal Le Monde ne permettra pas un réel débat chez vous, entre les diverses factions, groupes, partis politiques et la population en général ?
La Belgique est-elle vraiment au seuil de la disparition ?
Les défenseurs de la Wallonie libre doivent bien exister ?
J'en profite pour mieux savoir : En France, n'y a-t-il pas, également, différents groupes qui voudraient avoir plus de pouvoirs ? Verrons-nous surgir différents États possibles qui pourraient se retirer de la France ?
Un débat en amène un autre ? Et lorsqu'on ouvre la boîte de pandore...
La France se croit-elle à l'abri de tels mouvements ?
On le sait, il y a des forces occultes qui veulent faire diminuer l'importance de la France, de la Belgique, de l'Allemagne et de leur rôle international ; y a-t-il anguille sous roche ?
Merci de m'aider à faire le point.
Robert Bertrand
================[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Belgique en voie de disparition,
oui mais...
José Fontaine
vendredi 9 mai, 2003 17:07Je vais répondre à une question: oui la Belgique est en voie de disparition mais lente.
Cela est dû à ce que le fédéralisme chez nous n’a pas été institué à l’origine mais s‘est peu à peu développé à partir de 1912 pour aboutir en 1932 à la fixation d’une frontière linguistique puis la séparation de certains ministères (éducation nationale et culture, toujours au sein de l’État unitaire dans les années 60), puis une première esquisse d’autonomie (culturelle) en 1970, puis les régions autonomes en 1980, puis l’extension de cette autonomie à tel point qu’il n’y a plus de ministre belge du commerce extérieur ou de l’agriculture mais seulement un ministre flamand et wallon (des entités autonomes).
Il y a 70 délégations de la Wallonie dans 70 États différents, notamment en Irak, c’est très curieux, on a vu l’un des cadres récemment, un Irakien parlant très bien le français.
Les Flamands veulent aller plus loin en matière de sécurité sociale (qui est unitaire), pas les Wallons pour l’instant qui sont cependant d’accord pour transformer le Sénat belge en Chambre des États fédérés et acquérir la compétence de la coopération au développement.
J’ajoute à tout cela que la Flandre et la Wallonie participent en tant que telles au Gouvernement de l’Europe qui est une sorte de gouvernement international et la Wallonie (la Communauté Wallonie-Bruxelles) va aussi aux Sommets francophones, signent des traités comme un État souverain et les traités internationaux signés par l’État belge doivent être ratifiés par le Parlement wallon.
Dire la Belgique va disparaître, c’est négatif, je dirais plutôt que la Wallonie et la Flandre vont apparaître.
Leurs sociétés sont depuis longtemps distinctes et à chaque société différente ayant une certaine importance, une réelle identité, une longue histoire correspond logiquement une nation et un État.
Voilà ce qui se passe. Mais l’État belge est encore solide et d’une certaine manière Flandre et Wallonie y ont avantage pour préparer calmement leurs futures indépendances.
José Fontaine
(Wallonie semi-indépendante)
==============
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Réunion de la Wallonie à la France
René Marcel Sauvé
samedi 10 mai, 2003 12:03Monsieur Fontaine,
C'est un géographe de l'Université Libre de Bruxelles qui est venu nous parler des transferts de pouvoirs entre le gouvernement unitaire de Bruxelles et les régions.
C'était à l'automne de 1987, au Département de Géographie de l'Université de Montréal.
Il nous a expliqué en détails comment celà s'est produit.
Sa conclusion, devant tant de compétences passées aux régions, a été la suivante:": La Belgique n'existe plus".
J'avais alors l'impression que Bruxelles était appelée à devenir une cité-État, comme les villes hanséatiques allemandes, notamment Hambourg et Brême, aussi comme Bruges, qui était hanséatique.
Trieste est aussi une cité-État, comme plusieurs villes italiennes du nord, un héritage politique de la Renaissance italienne sans doute, dans des conditions actuellement propices à la décentralisation territoriale.
À Toronto, où j'enseignais en 1980, il a été aussi question d'accéder au statut reconnu de cité-État, mais devant la perspective d'une souveraineté à venir pour l'Ontario, alors la question du statut de Toronto n'a pas été reprise.
Il est évident maintenant que les grands fédéralismes du Dix-neuvième siècle, nés à la faveur du chemin de fer et du télégraphe, ne représentent plus ce qu'ils représentaient, pour employer une formule consacrée. La décentralisation n'est pas une idéologie mais un fait qui s'accomplit.
Le pouvoir est complètement dans ses communications, tant dans ses moyens, ses techniques et ses relations. Lorsque les communications changent, alors les bases des pouvoirs établis se déplacent. De nouveaux pouvoirs surgissent et les pouvoirs en place doivent céder ou s'exposer à l'hostilité générale qui risque de déboucher sur une guerre civile.
Suivant l'exposé du géographe belge, la Wallonie est appelée à devenir un État avec la majuscule, de même les Flandres. Le processus se poursuit et il est toujours question de décider du statut de Bruxelles. Comme géographe, je suis la question de près, non sans une certaine passion.
Compte tenu de leur aptitude à concentrer et réaliser leurs objectifs avec une économie de moyens, les petits États actuels vivent bien, même avec peu de ressources naturelles. D'ailleurs, la véritable richesse naturelle d'un État, c'est la compétence et la capacité de travail de sa population.
Le Japon, qui n'a aucune richesse naturelle, ou presque, en a fait la preuve. Sa richesse: 127 millions de Japonais, un des peuples parmi les plus compétents du monde, à tous points de vues. Par exemple, l'Asahi Shimbun, journal aussi exigeant que Le Monde Diplomatique, est tiré chaque jour à plus de sept millions d'exemplaires. On a de l'école au Japon et voilà ce qui est plus important que l'abondance de richesses minérales.
Le processus inégal de transfert des pouvoirs des États centraux et unitaires vers les nouveaux États régionaux porte le nom de statehood aux États-Unis et des géographes américains nous informent de sa progression et de ses reculs, comme nous les informons de ce qui se passe chez nous.
En Grande Bretagne, le même processus porte le nom de devolution.
Nous cherchons à entrer en contact avec des géographes anglais et écossais pour nous en informer.
René Marcel Sauvé
==================[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Re-Belgique en voie de disparition
José Fontaine
samedi 10 mai, 2003 16:26Cher M. Sauvé,
Tout ce que vous dites est juste (je parle des faits mais je suis d’accord avec vous aussi sur l’interprétation que vous en donnez).
Ce qui est curieux, c’est que, en 1987, les compétences de la Wallonie étaient bien moins étendues qu’aujourd’hui. En francs (belges) de 1980, tout ce qui est autonomie wallonne est passé de 40 milliards à 700 milliards soit 15 à 20 milliards d’EURO ou de $ américains. En outre, depuis 1992, la Wallonie siège aux Conseils européens qu’elle peut même présider quand leurs réunions sont informelles.
Le “fédéralisme” (je mets le mot entre guillemets puisqu’il peut être considéré comme une défaite au Québec mais chez nous il est une conquête sur un État unitaire ultra centralisé) est si poussé que l’an passé, le ministère belge (fédéral de l’agriculture) a été supprimé, ce qui est aussi le cas du commerce extérieur, demain de la coopération au développement etc.
Quant à Bruxelles, de fait aussi, comme vous le dites, certains songent à des solutions de ce type mais, par ailleurs, quoiqu’ils s’en défendent, les Bruxellois francophones sont très liés aux Wallons et forment avec eux une société que je crois commune (mêmes journaux, même médias, même langue, même histoire, mêmes orientations politico/idéologiques).
Le Québec nous a été un modèle surtout pour ceci: le lien entre culture et politique. Cela est même très fondamental. Et aussi, nous l’avons souvent regardé parce qu’il a pu faire naître ce que j’appellerais un nationalisme humaniste ou universaliste tel que les chanteurs québécois l’ont fait retentir à travers le monde francophone. Ma présence ici s’explique d’ailleurs comme cela.
Dieu sait pourtant à quel point nous sommes différents géo/politiquement: le Québec a 1.500.000 km 2 de superficie et la Wallonie 16.000 km2 mais les populations sont comparables 7 chez vous et 4,4 millions chez nous (avec les Bruxellois).
Notre capitale, Namur, est jumelée avec Québec.
Le Québec est aussi fort admiré pour sa pédagogie et son ouverture sur le monde anglo-saxon peut aussi être un atout (en même temps que c’est une menace, je le sais).
Il y a une grande souplesse en Europe pour étendre le statehood dont vous parlez. En Europe, le Québec ne pourrait pas ne pas être reconnu comme société distincte. Mais il faut se battre où l’on est, évidemment.
Je le dis pour faire en quelque sorte honte à la rigidité unitariste du Canada qui ne me semble pas être à la hauteur de la modernité démocratique.
Cordialement,
José Fontaine
Toutes les entités semblables à la Wallonie n’ont pas vocation au même statehood en Europe.
La Conférence de Barcelone a défini sept “Régions constitutionnellement fortes:
la Wallonie,
la Flandre (État belge),
l’Écosse (Royaume Uni),
la Catalogne (Espagne),
la Bavière, la Rhénanie (Allemagne)
et le land autrichien de Salzbourg.
Le Pays Basque ne veut pas faire partie de cette conférence car il vise à l’indépendance en Europe. Évidemment, certains autres Länders allemands pourraient aussi faire partie de ces Régions fortes ou encore “souveraines” dans le sens de Barcelone.
Quand Landry est venu en Europe, il a invoqué ce modèle européen comme de nature à intéresser le Québec et a pris la parole devant le parlement bavarois. J’ai raté bêtement sa visite au Gouvernement wallon pour une question d’accréditation qui ne m’a pas été accordée par erreur...
José Fontaine
===============[Pour-le-Pays-du-Quebec]
L'avenir le plus probable
de la Wallonie en très bref
José Fontaine
lundi 12 mai, 2003 03:11
Un jeune intervenant du Forum de TOUDI qui a choisi le pseudonyme très wallon de Maisse Arsouye ( maisse veut dire maître et “arsouye” espiègle) me semble assez exemplaire de ce qui peut raisonnablement être l’avenir de la Wallonie.
Je n’oppose pas à PR Mélon un autre rêve.
Je préfère rêver à partir de ce qui est possible.
Bien que je sois avec ma femme depuis 28 ans, j’en rêve encore souvent. Et chacun de nous est une sorte de songe impossible que nous rendons possible. Telle est la situation de la Wallonie qui ne se saisit pas à partir d’un logique binaire (ou...ou...), comme celle du Québec.
Le débat indépendantistes/réunionistes est un vaste débat. Il est d'autant plus délicat qu'on peut trouver toute une série de solutions intermédiaires entre la Wallonie état européen et la Wallonie 23e région française ( région largement autonome, état associé, ... )
Toutefois, soyons réalistes. Aucune des deux opportunités n'est pour demain. Il n'y a aucune urgence dans ce débat là. Il convient donc de traiter ce sujet sereinement avec un argumentaire construit et en considérant que la situation est dynamique, et non statique.
Je vais donner deux exemples que je pense parlants : la défense et la régionalisation.
Je conçois mal une Wallonie indépendante ayant sa propre armée. Il ne s'agirait là que d'une grosse milice. La solution de la coopération avec la France parait la solution la plus raisonnable. Toutefois, qu'en sera-t-il d'une armée européenne quand la Wallonie accédera à l'indépendance ? Cet argument actuellement favorable à une solution française pourrait devenir caduque.
De même, j'imagine mal les Wallons renoncer à leur semi-indépendance pour accepter le centralisme de Paris. Mais la France connaît un processus de décentralisation qui pourrait changer la donne. Cet argument pourrait donc évoluer en sens inverse du précédent.
Je donne ici volontairement deux exemples qui s'équilibrent afin de rester le plus neutre possible.
José Fontaine
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[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Re : Participation
José Fontaine
mercredi 9 avril, 2003 04:18René Marcel Sauvé a écrit :
Merci pour vos observations, monsieur Fontaine. Actuellement, la Belgique a transféré la majorité de ses pouvoirs d'État aux régions. Littéralement, la Belgique n'existe plus. La Wallonie occupe une position beaucoup plus forte en face des Flamands que nous en face des Anglais et des Orangistes du Canada.
Remarquez qu'en France, l'ancienne Aquitaine a maintenant un
gouvernement régional avec des pouvoirs qui augmentent continuellement. La capitale est Bordeaux.===========
José Fontaine :
Attention, il ne s'agit pas d'une autonomie à pouvoir législatif. la France n'est pas un État fédéral, c'est un État décentralisé. Une Ville, une Province (au sens de "département") sont autonomes mais sous tutelle du pouvoir central.
Ce qui change aussi en Belgique, c'est le fait que les Flamands ne tiennent pas à l'unité et qu'on peut dire qu'il ya une logique tant pour la Flandre que la Wallonie à devenir de plus en plus autonome.
Le retard que nous avons vis-à-vis du Québec en Wallonie (en Flandre aussi peut-être), c'est le sentiment et l'appareil de motivations notamment culturelles qui poussent à désirer l'indépendance.
De sorte que le Québec nous reste un modèle quoi qu'il en soit des difficultés qu'il a à franchir le pas vers la Liberté.
En tout cas, ce qui est arrivé récemment à Parizeau, c'est typique de speux de bananes qu'on glisse sous les pattes des militants autonomiste, où qu'ils soient, quels qu'il soient.
Le premier qui sera indépendant (Wallonie ou Québec) appelle l'autre pour le fêter !
Je vous serre la main,
José Fontaine
===============[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Re : Wallonie/Belgique ?
José Fontaine
lundi 10 mars, 2003 16:10Valérien Lachance a écrit :
CHRONIQUE DU SAMEDI - José Fontaine Le bréviaire belge francophone de la haine sur la Wallonie 1.3.2003 ( Vigile)Bonjour monsieur Fontaine,
Aimablement vous avez su me corriger dernièrement, puisque cette
ambiguïté que vous expliquez si bien, existait chez moi avant l'explication claire parue cette semaine sur+++++++++++
Ce pouvoir que nous rejetons est francophone cependant mais ce n'est pas parce qu'il est francophone que nous le rejetons évidemment ! C'est parce qu'il voudrait que nous ne soyons que cela. Je sais que Jean Lapointe a exprimé un jour des sentiments semblables. Quand on dit simplement "les francophones" on nie le pays, vous le Québec, moi la Wallonie.L'amour de la patrie est simple comme le pain.
Merci et félicitations à ce Forum,
José Fontaine
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