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L'internationalisation de la compréhension fédérale, confédérale nous est mutuellement nécessaire.Que cela fait du bien
que de se faire reconnaître !
Notre voix est différente de celle du Canada
qui a "sa" Nation, "son" Peuple.
Le Québec, fièrement, et inévitablement parlera, également,
de "sa" Nation, de "son" Peuple.
L'un et l'autre sont différentsChez nous, dans "notre" Pays, avec "notre" Nation,
avec "notre" Peuple, on vous recevra,
dans le Pays du Québec,
comme les dignes représentants d'un Pays qui nous est cher,
mais qui n'est pas le nôtre,
qui est différent du nôtre !
Un Pays qui nous est étranger mais qu'on aime, quand mêmeVive le Québec !
Vive le Canada !
Vive la Liberté !
Vive la Fraternité !
Vive l'Égalité.Robert Bertrand
2000/07/14
Monsieur Bernard Landry incarne ce devoir de compréhension de part et d'autre de l'Atlantique. C'est pour cette raison qu'il aura sa place dans le concert des Nations du monde.
En effet, cela fait très longtemps qu'on n'a pas apprécié quelqu'un autant que cela. Les débats de part et d'autre de l'Atlantique sont féconds, sont nécessaires, se doivent d'être compris, se doivent d'être assumés dans toutes leurs complexités.
L'argumentaire des adversaires nous apparaît plus que minable. Il faut dire que les Dion, Chagnon, Charest, Chrétien et les autres, sont à leur hauteur. Ils ne font pas le poids dans la qualité. L'argent, le contrôle des médias leur donne un poids qu'ils n'ont pas dans la réalité de tous les jours. Le feu de paille ne dure qu'un temps. Il achève.
Il faut leur démontrer que l'argent n'aura jamais acheté le Peuple du Québec. Les profiteurs se font acheter pour un temps. Comme ils disent : quand la manne passe, pourquoi ne pas en profiter ! On les comprend donc, les profiteurs. Ils sont semblables dans tous les Pays du monde.
Il faut s'atteler pour bien saisir toute la portée de ce que souhaite nous faire comprendre Monsieur Bernard Landry pour ne pas déformer, chacun à sa façon ce que l'on voudrait qu'il advienne pour le Pays du Québec.
Le Parti Libéral du Québec a toujours attendu les erreurs de nos représentants pour chercher à monter dans l'arène et faire un combat. Le temps des erreurs semble bien en arrière de nous. L'étape d'une meilleure compréhension de ce que l'on veut est là.
Peut-on souhaiter à nos chers journalistes une nouvelle phase d'appréciation de ce qui se fait à Québec, pour le Québec, pour un avenir marqué par le destin : le Pays qui nous attend les bras ouverts.
Les déformations des paroles et des propositions de Bernard Landry ne feront qu'accroître la suspicion de la part des Ambassadeurs et les Membres des Gouvernements étrangers face à nos "petits" représentants d'outre frontière ou les serviteurs de leurs maîtres pour le seul profit d'une minable pitance..
On a pu les leurrer les Ambassadeurs et les représentants des divers Pays du monde. Ce temps achève s'il n'est pas totalement terminé.
On n'a pu présenter le Québec tel qu'il est lors du Sommet de Québec parce qu'il nous était impossible de prendre une place qui était digne de notre renommée personnelle et nationale. Le Canada ne pourra plus jamais empêcher le Québec d'agir sans subir l'opprobre des Pays qui vont porter, dorénavant, une attention particulière aux représentations du Québec. C'est à ce point là que nous pouvons considérer les déplacements de monsieur Bernard Landry depuis une semaine.
Les Pays du monde, leurs représentants, n'entendront plus que la voix Canadienne. Ils savent maintenant que la voix Canadienne est différente de celle du Québec. Celle du Québec devra s'analyser au mérite, non par l'intermédiaire de nos journalistes à la solde des magnats de la presse qui nous contrôle, mais bien par les porte-paroles reconnues du Québec. Nos relations internationales devront obligatoirement se développer au rythme des besoins ressentis par l'ensemble des Pays qui veulent nous entendre. Le Canada parlera pour lui. La voix du Québec sera obligatoirement différente et aura des oreilles plus attentives.
C'est ce dont nous avions le plus besoin. Que notre voix porte sur la scène internationale. Notre voix est différente de celle du Canada qui a "sa" Nation, "son" Peuple. Le Québec, fièrement, et inévitablement parlera, également, de "sa" Nation, de "son" Peuple. L'un et l'autre sont différents.
Curieux ! On n'est pas prophète dans son Pays ! Faut aller à l'étranger pour se faire connaître ! Mais que cela fait du bien que de se faire reconnaître !
Quand les Pays du monde commence à comprendre cela, il ne reste qu'une étape à franchir : celle du Peuple qui se dit à lui même qu'il est prêt à relever les défis et qu'il veut prendre "sa" place dans ce même monde. Notre place dans les activités internationales nous est primordiale pour faire entendre nos différents points de vues, pour faire connaître nos diverses réussites sociales, culturelles, olympiennes et toutes les autres... Dans ce sens, le Canada a nuit au Québec.
Il est temps d'unir nos forces pour "notre" rendez-vous commun.
Je le sens... le sentez-vous ? C'est pour bientôt ! Il est là, "notre" Pays. Il attend qu'on l'assume, qu'on le prenne en mains.
Les millions de dollars, les centaines de millions de dollars pour chercher à nous acheter pour que l'on croit dans ce qui n'est pas à nous autres, c'est bien fini. Ajoutez-en. Plus vous en mettez, plus notre affirmation sera grande. Quelle déconfiture pour les Copps, les Gagliano, pour les Cauchon, pour les Petitgrew, pour les Robillard, pour les Dion, les Chrétien et pour tous ceux que j'oublie...
Vous aussi, vous êtes marqués par votre destin. Vous avez cru dans "votre" Canada dans lequel vous nous avez rejeté. Vous vouliez nous acheter, nous vous disons : non, merci. On veut vivre une vraie fédération, d'égal à égal, d'État à État, dans le respect mutuel des langues différentes qui nous permettent de vivre chacun à sa façon, chacun avec "sa" Culture, chacun avec "ses" différences. Chacun "sa" Patrie. Chacun "son" Pays. Chacun avec "ses" impôts, chacun avec "ses" responsabilités sociales, culturelles, politiques, économiques. Chacun avec "son" propre développement.
Nous pourrons comprendre vos écarts de conduite. L'argent, tout le monde le sait, cela nous fait faire des bêtises, peut nous rendre plus méchant que nous sommes en réalité. On peut comprendre que l'argent vous a monté à la tête et vous avez cru pouvoir tout acheter avec ce "sale" argent. Acheter "Un" Pays, acheter "Une" Nation, acheter "Un" Peuple. Vous l'avez donc, "votre" Pays, "votre" Nation, "votre" Peuple.
Chez nous, dans "notre" Pays, avec "notre" Nation, avec "notre" Peuple, on vous recevra, dans le Pays du Québec, comme les dignes représentants d'un Pays qui nous est cher, mais qui n'est pas le nôtre, qui est différent du nôtre ! Un Pays qui nous est étranger mais qu'on aime, quand même.
Vive le Québec !
Vive le Canada !
Vive la Liberté !
Vive la Fraternité !
Vive l'Égalité.Robert Bertrand, rédacteur,
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