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Les plans Dion et le Québec d'aujourd'hui
mercredi 13 novembre, 2002
par Robert BertrandEn se situant dans le temps, on remarquera, qu'à un moment donné, les QuébécoisES se sont donnés un plan : la souveraineté du Québec.Le plan était porté par des initiateurs : Chaput, Barbeau, D'Allemagne, Bourgault, par le Chef de l'Union Nationale, Daniel Johnson, père et par un Parti politique : le Parti Québécois de René Lévesque. Le Québec cheminait dans un plan global : plus de souveraineté, plus d'indépendance.
Le Canada, de son côté, existait dans la division : l'Ouest, les Prairies, l'Ontario, les Maritimes, Terre-Neuve. Tout le monde était là sans objectif concerté. Trudeau est arrivé avec un plan d'unité nationale.
Le Canada anglais s'est donné CBC newsworld pour unifié les idées maîtresses de ce Pays.
Quand on répète les mêmes nouvelles, les mêmes idées, trente, quarante, cinquante fois par jour.... normalement, c'est possible que ça porte des fruits. Sous la présentation officielle des Nouvelles, on fait de la propagande. Vous le savez, quand on répète cent fois dans deux jours les mêmes thèmes et près de 1000 fois par semaine et cinquante-deux semaines par année.... ça doit bien porter des fruits.
Des Nouvelles ou de la Propagande ?
Ils se sont faits la main avec CBC Newsworld.
RDI a suivi, quelques années plus tard avec comme mission de travailler pour le Canada, d'unifier ce Pays qui n'est pas le nôtre.
Vous vous rappelez combien Radio Canada qui précédait RDI, combien ce média d'information ressemblait beaucoup au Pays du Québec et défendait les opinions francophones de notre Pays à nous ? C'était la télévision de chez nous.
RDI et TVA sont devenus les "présentoirs" officiels du Pays qui nous est étranger. Ils sont payés, bien chèrement, pour nous montrer les facettes du Canada et oublier quasi totalement le Québec de chez nous. Les gens de chez nous. Les problèmes de chez nous,
Le ou les plans du Canada sont venus après que les citoyens et citoyennes de chez nous, les gens du Québec, aient pris conscience de leur existence comme entité particulière, comme entité différente. Les diverses commissions royales d'enquête commandées par le Canada n'ont-elles pas affirmer, l'une après l'autre, un fait qui leur sautait aux yeux : la reconnaissance d'un peuple, la reconnaissance d'une entité distincte du reste du Canada ?
Même Robert Bourassa ne voulait-il pas qu'on se parle à DEUX et non plus à DIX ou ONZE ?
Comme la caisse, puisque il faut y revenir, les sommes d'argent du Québec et du reste du Canada ne sont-elles pas entre les mains uniques des financiers de Toronto ? Vous croyez qu'un jour, ces financiers de Toronto vont se départir facilement de leur rôle de défense de leur propre Pays ? pour satisfaire qui ? Un Pays qu'ils ne reconnaissent pas et qu'ils ne veulent pas imaginer qu'il verra jamais le jour ?
Le combat est commencé depuis plus de 20 ans, je dirais, après le référendum de 1980. Le Canada s'est créé. Le Canada a pris conscience de son existence comme nous, du Québec, avons pris conscience de nous-mêmes et de notre valeur dans les premières années de 1960 avec le "Maître chez nous !", "Égalité ou Indépendance".
Le texte présenté par notre confrère Patrick Lévesque que l'on peut lire à la page suivante :
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Nouvelle-France-Patrick-Levesque.html
nous démontre à maintes reprises que la volonté du Canada est expresse, c'est écrit dans leurs gênes, je pourrais dire, qu'ils ne laisseront pas s'inscrire un Pays francophone en Amérique.
Les valets de service qui sont à Ottawa ont compris qu'ils pouvaient "faire la piastre" en cherchant à nous faire disparaître comme entité particulière.
En dépit de toutes leurs finances, ils n'y arrivent pas. C'est désolant pour eux autres. Ils ont beau faire toutes les lois qu'ils veulent, c'est ancré dans nos moeurs à nous, que nous avons notre place au soleil, comme une entité particulière qui veut se donner un Pays, le Pays du Québec.
Deux antagonismes.
Ils sont à la croisée des chemins.
L'un veut nous asservir et nous,
nous voulons ÊTRE.En analysant la situation actuelle comme deux antagonismes, nous pouvons comprendre la volonté de l'un et de l'autre.
L'un voulant soumettre l'autre.
Et nous, qui voulons prendre notre place, toute notre place, au sein des Nations de la terre, au sein des Peuples de la terre, au sein des Pays de la terre.
Comme vous, André, je crois que nous n'avons pas besoin d'agressivité. Nous avons besoin d'affirmation continuelle, nous avons besoin de parler de nous-mêmes, comme Nation, comme Peuple, comme Pays. Nous ne sommes pas EUX et nous ne voulons surtout pas nous faire reconnaître comme EUX.
C'est NOUS et c'est EUX.
Dans l'acceptation de l'un et de l'autre.
Robert Bertrand
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