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Ça va tellement bien au Québec

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Ça va tellement bien au Pays du Québec !
Robert Bertrand
21-01-2003


Ça va tellement bien au Québec, qu'on n'en finit pas d'avoir des problèmes de croissance :

Des problèmes de croissance :

-  parce que nous avons plus de gens au travail, nous avons besoin plus de logements, plus de maisons, plus de bureaux, plus d'industries,

-  parce que nos services de santé ont favorisé une vie prolongée plus grande que par le passé, nous devons prendre soin de nos personnes âgées en plus grand nombre,

Il faut plus de places, il faut plus de services, il faut en avoir soin davantage et plus longtemps, il faut des services de santé, dans chacun des milieux et ils doivent s'adapter à toute cette évolution des choses,

-  parce que des techniques nouvelles ont été développées par notre savoir collectif de notre humanité, on veut tous en bénéficier, tout le monde, tout de suite,

-  parce que ces techniques nouvelles obligent des spécialistes plus adaptés, il nous faut les former, les rendre accessibles, dans toutes les régions du Québec,

-  parce que notre niveau de scolarité est un des meilleurs au monde, il nous faut un plus grand nombre de professeurs, d'enseignants, des personnes mieux formées qui nous aident à aller encore plus loin, dans des écoles, cégeps et universités qui doivent s'adapter avec tous les services informatiques existants qui se renouvellent à un rythme bouleversant,

-  parce que les gens ont plus d'argent qu'avant, ils dépensent encore plus qu'avant et se donnent des services encore plus nombreux et plus sophistiqués,

-  parce que notre vie est prolongée, on prend davantage de vacances également, au Québec,

-  parce qu'au Québec, on répartit davantage la richesse entre nous, avec les moyens de notre État du Québec. Tout le monde veut davantage en profiter et mieux vivre, c'est devenu un droit, une obligation.

En conséquence l'État du Québec doit avoir les moyens de satisfaire à toutes nos exigences, parce que l'on considère "notre" droit à la richesse collective, et que cela devient un "droit" que de l'avoir maintenant.

Existerait-il un danger ?

Existerait-il un danger qui pourrait faire tout basculer ? De la croissance à la décroissance ?

Il a fallu peiné dur, nous tous ensemble, ici, au Québec, au cours des récentes années, pour en arriver là où nous en sommes.

Il a fallu de bons administrateurs, il a fallu que quelqu'un prenne les choses en mains pour nous amener, nous tous, ensemble, vers un tel progrès. Nous sommes tous un peu responsables de cette évolution, nous sommes parties prenantes dans cette évolution.

Donné à quelqu'un un budget de près de 50 milliards de dollars annuellement, pourrait-il l'administrer et poursuivre la croissance ? Faut-il des connaissances, un savoir-faire ?

Pourrait-il aussi, arrêter cette croissance ? Ce partage des richesses ?

Avec le vrai Pays du Québec

Et le Québec n'a que la moitié du budget que tous les citoyens et citoyennes transmettent à leurs Gouvernants ! Quand serait-il avec le vrai budget du Québec comme Pays ?

Le changement, n'est-il pas celui que nous nous devons de faire : Un Gouvernement pour nous-mêmes pour conduire "nos" affaires et aller dans "notre" direction ?

Avec près de 100 milliards de budget, que pourrait devenir le Québec de demain ? N'y aurait-il pas l'établissement de toutes les ambassades de tous les Pays du monde ? Nos horizons en seraient ils changer, bouleverser ? La croissance se poursuivrait-elle ? Une dynamique nouvelle prendrait-elle place ?

Oui, il faut des jeunes, il faut des moins jeunes également pour travailler ensemble pour poursuivre notre cheminement ? Faut-il arrêter ce que nous avons si bien commencer ?

Il faut regarder ailleurs, et analyser ce qui s'est produit dans le passé pour remarquer que Churchill a joué un rôle dynamique pour solidifier son Pays; il faut voir que les Français ont également fait appel à un De Gaulle pour faire avancer leur Pays. Ils avaient une expérience, un savoir faire. Leurs Pays respectifs avaient besoin d'unité de pensée et d'action.

La tentation, c'est de vouloir changer pour changer et partir à la dérive.

L'autre choix, c'est de changer pour faire un pas en avant et progresser pratiquement obligatoirement par l'arrivée de nouvelles responsabilités __ comme Pays du Québec __ exigeant du personnel et créant des emplois de plus en plus rémunérateurs pour toutes les classes de la société.

Et toutes les strates de notre société en seraient bénéficiaires parce que disposant de sommes plus importantes et, avec un Gouvernement ayant comme objectif la répartition de la richesses, personne ne seraient laissés pour compte.

Regardez les parents qui transmettent toutes leurs successions à un ou des enfants qui n'auraient pas travaillé pour le gagner cet argent. Que se passe - t - il ? Faut-il l'expliciter davantage ?

Construire sur du solide, j'en suis. Il faut changer pour emprunter une autoroute. L'autoroute qui nous conduit vers le Pays qui nous attend. Le Pays qu'il nous faut assumer, collectivement et individuellement.

Le sable mouvant, c'est la déroute.

Après, il faut rebâtir. Il faudrait recommencer ?

Travaillons pour nous, citoyens et citoyennes du Québec. Le Québec, c'est pour nous tous !

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://membres.lycos.fr/quebecunpays
http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/
 
 

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